Jack – Samedi 14 août, 17 h 30

Jack engloutit d’un trait le reste de sa bière en fixant les deux étrangers vêtus de noir assis à une table un peu plus loin. Ceux-ci, qui venaient tout juste d’avoir une altercation avec la jolie jeune serveuse, commençaient de plus en plus à énerver le grand homme dans la quarantaine, aux cheveux noirs et à la barbe poivre et sel. Celui-ci hésita alors un moment à se lever et à se diriger vers ces inconnus qui semblaient vouloir semer la pagaille dans sa petite ville natale.

En effet, même s’il n’était pas très costaud, Jacques Herbier, que tous dans la région surnommaient Jack depuis plus de 30 ans, si bien qu’il en avait lui-même oublié son vrai nom, était réputé dans le coin pour être doté d’une grande robustesse. Ce travailleur forcené de longue date en avait effectivement surpris plus d’un à l’époque avec ses tours de force à l’usine de ciment de la magnifique municipalité isolée, nommée Winslow, comptant un peu moins de 5000 habitants. Alors, il fallait plus que deux jeunes blanc-becs de la grande ville pour faire peur à ce dur à cuire, et chez lui en plus.

– Ça va aller, Jack ! intervint soudainement la belle serveuse en revenant près du bar, reconnaissant son regard hargneux.

– Tu es certaine, Éva ?

– Mais oui, mon beau Jack. Tout est sous contrôle.

– Qu’est-ce qu’ils te voulaient, ces deux crétins ?

– Ah, rien de spécial…

– Tu les connais ?

– Oui, je… C’est une longue histoire…

– Qu’est-ce qu’ils font ici, ces deux-là ? De la façon dont ils sont vêtus, on dirait presqu’ils s’en vont à un spectacle de rock heavy métal. Ce n’est pas normal de voir ce genre de types traîner dans le secteur. Ils ne me plaisent pas du tout !

– Allons, allons, cher Jack. Si tu continues, tu vas me faire penser aux vieux Louis Masseur.

– C’est bon, ça va ! Mais tu sais que s’ils t’embêtent, je peux m’en occuper !

– Ha ! Ha ! Je sais ! Merci ! Mais je vais m’en sortir toute seule. Je suis une grande fille.

– Tu es certaine, car je dois y aller. Ma femme vient de finir son quart de travail à l’hôpital.

– Ça va aller, ne t’en fais pas pour moi. J’ai connu bien pire que ces deux idiots. Allez, va rejoindre ta douce avant de te faire gronder.

– D’accord. Bonne soirée, jeune fille !

– Bonne soirée, Jack ! Et dis bonjour à Marie pour moi !

Sur ce, Jack régla le montant de sa facture, avec évidemment un petit supplément pour le magnifique sourire de la belle. Puis, il se dirigea vers son bon vieux pick-up bleu, s’installa derrière le volant en faisant gronder bruyamment le moteur et décolla sur la route en direction de sa résidence.

Lorsqu’il arriva un peu plus tard devant sa petite maison beige, relativement propre compte tenu du nombre d’années qu’elle avait, il remarqua la voiture blanche de son épouse déjà dans l’entrée. Il se prit alors rapidement une gomme pour camoufler l’odeur d’alcool, question d’éviter un interrogatoire inutile, avant de se stationner à son tour. Puis, sans perdre de temps, il se dirigea vers la porte d’entrée.

– Bonjour chérie ! lança-t-il en voyant sa femme encore sur le seuil.

– Allô mon amour ! répondit Marie, une belle femme de quarante ans aux longs cheveux châtains, encore attachés en queue de cheval.

– Alors, ça a été à l’hôpital ?

– Pas trop mal. C’était relativement tranquille. Et toi, grosse journée ?

– Je suis allé donner un coup main à Jacob. Il avait un problème de plomberie et il n’avait pas d’outils, alors…

– Et tu n’es certainement pas arrêté au Pub sur le chemin du retour.

– Hein…? Quoi?

– J’espère au moins que tu as prévu quelque chose pour le souper! Je meurs de faim!

– Euh… Oui… Euh… Justement, je me suis dit que comme tu avais travaillé fort et qu’il faisait très beau dehors, on pourrait aller manger une bonne poutine chez Loulou.

– Ah, je ne sais pas! Je suis fatiguée et je n’ai pas envie de me changer…

– Allons, tu n’as qu’à rester habillée comme cela. Tu sais que je te trouve très sexy dans ton uniforme d’infirmière. Nous allons chez Loulou, manger sur une table de pique-nique. Pas besoin de se mettre sur son trente-et-un pour cela. Et on finira ça avec un bon cornet de crème glacée, termina-t-il en ouvrant les bras.

– Bon, d’accord. Tu m’as eu, finit-elle par répondre en allant se blottir contre l’homme de sa vie avec qui elle avait déjà passé plus de quinze ans.
Après leur accolade, tous deux se dirigèrent vers le camion de Jack. Ce dernier ramassa alors rapidement les outils de plomberie qui trainaient sur le siège passager et les déposa à l’arrière pour libérer la place à sa bien-aimée. Puis ils partirent à bord du bruyant véhicule en direction du petit restaurant saisonnier.

En route, Marie racontait brièvement sa journée au travail lorsqu’elle s’arrêta soudainement en plein milieu d’une phrase.

– Jack! Regarde ce type sur le trottoir! lui pointa-t-elle ensuite.

Le conducteur tourna aussitôt la tête en direction de l’homme en question, qui avançait dos à eux en titubant, sans chaussure et vêtu d’un complet poussiéreux et déchiré. À peine Jack venait-il de le remarquer que ce dernier, dont les cheveux blancs étaient ébouriffés, s’effondra tout à coup durement au sol.

– Oh Seigneur! s’écria la femme. Il vient de tomber! Il… Il ne bouge plus! Arrête-toi! lui ordonna-t-elle lorsqu’ils arrivèrent à proximité.

Et avant même que le camion ne soit totalement immobilisé,  l’infirmière ouvrit sa portière et se jeta à l’extérieur tout en hurlant à son homme de composer le 9-1-1. Sans perdre de temps, ce dernier attrapa son téléphone intelligent et se prépara à appeler les urgences. Mais à sa grande surprise, aucun réseau ne fut disponible.

– Comment est-ce possible? On est en plein centre-ville?

Il descendit alors à son tour en élevant son cellulaire, espérant ainsi capter des ondes. Mais malgré ses efforts, aucune ne sembla disponible. Toutefois, le barbu continua de tenir son bras bien haut en se déplaçant de gauche à droite.

Il était encore en train de s’exécuter lorsqu’il fut soudainement saisi par un puissant hurlement, provenant de sa femme. Il se tourna aussitôt vers celle-ci et fut estomaqué en apercevant le vieil homme, à qui ils tentaient de venir en aide, à cheval sur Marie. Celle-ci, maintenant couchée par terre, tentait tant bien que mal de le repousser.

En apercevant la scène, Jack se rua vers eux et agrippa le veston défraîchi de l’étranger dans le but de le tirer vers l’arrière. Mais à sa grande surprise, l’assaillant s’avéra être bien plus solidement  accroché à sa femme qu’il ne le croyait et, en dépit de ses efforts, il ne réussit pas à les séparer. Cherchant plus de poigne, le mari lui attrapa donc les cheveux et tira de toutes ses forces. C’est alors que, à son grand étonnement, le cuir chevelu du vieillard s’arracha de façon répugnante d’un seul coup. Dès qu’il réalisa ce qui venait de se produire, Jack lança sur le côté l’abjecte poignée de poils et de chair qu’il tenait encore entre ses doigts,  tout en poussant un petit cri de surprise.  Au même moment, le vieux tourna lentement la tête en direction de celui qui venait d’émettre ce son. Jack fut alors totalement horrifié de découvrir un visage affreusement décomposé, dont la moitié était squelettique et auquel aucune lèvre ne dissimulait les dents pourries dégoulinantes de sang frais.

En voyant l’abject personnage, le pauvre Jack figea complètement sur place. Incapable de faire autre chose que de fixer avec effroi l’énergumène, qui semblait sortir tout droit d’un film d’horreur. L’homme resta là sans bouger, sentant son cœur se mettre à battre à tout rompre.

Il n’eut cependant pas à attendre longtemps pour la suite, puisqu’à peine la chose en décomposition venait-elle de l’apercevoir de son unique œil restant que déjà elle s’était relevée, prête à lui bondir dessus d’un moment à l’autre. Et comme il le craignait, la créature aux allures d’un mort-vivant se rua vers lui à une vitesse surprenante, tel un chien enragé.

Dès qu’il arriva tout près de lui, Jack l’attrapa par le collet de son veston afin de le retenir. Malgré la force surprenante du zombie, le robuste travailleur réussit à le tenir à distance tout en demeurant debout. Réalisant qu’il ne pouvait plus avancer malgré ses efforts, l’agresseur approcha tout de même la tête en ouvrant et fermant vigoureusement la bouche dans le vide, laissant entendre d’effrayants claquements. Puis, après plusieurs essaies sans résultat, le vieillard putréfié se tourna vers la main droite de Jack, qui empoignait toujours son complet.

Fort heureusement, le barbu lâcha à temps sa prise, évitant ainsi de justesse une dangereuse morsure. Par la suite, voyant que son opposant semblait vouloir diriger son attention vers son autre bras, Jack lui balança un solide coup de poing au visage. L’impact brutal lui fit alors perdre quelque peu l’équilibre et le barbu en profita pour le repousser sur le côté. Mais malgré le dur choc qu’il venait de recevoir, le zombie se remit presque aussitôt sur ses pieds.

Complètement paniqué, Jack chercha rapidement un moyen de se défendre. Ne voyant rien d’utile autour, il se dirigea hâtivement vers son pick-up et ouvrit la portière arrière. À sa grande satisfaction, il remarqua sa clé anglaise parmi les tournevis et les autres outils de plomberie qui traînaient sur le siège.

À peine venait-il de saisir son arme improvisée que déjà le mort-vivant revenait à la charge. Et contrairement aux zombies de films d’horreur, celui-ci se précipitait à toute vitesse vers sa proie. Alors, sans réfléchir, Jack le frappa de toutes ses forces à l’aide de son lourd outil en fer. À l’impact, la clé anglaise s’incrusta profondément dans le crâne du vieillard. Ce dernier, encore avec l’outil logé dans la tête, s’effondra aussitôt. L’homme apeuré resta alors immobile quelques secondes à observer une mare de sang foncé se dessiner autour du cadavre nauséabond à ses pieds.

Après un bref moment, le travailleur reprit enfin ses esprits et accourut vers sa femme, toujours étendue au sol. Il sentit aussitôt son cœur se crisper en remarquant une plaie béante et sanglante à la gorge de sa bien-aimée, qui gisait sur le trottoir, inconsciente.

– Ah Seigneur, non! s’écria-t-il en se penchant vers elle. Non! Non! Non! Non! Noooon! poursuivit-il en plaçant ses mains sur la plaie pour tenter de stopper l’hémorragie! Marie! Marie! Ah, Seigneur! Ce n’est pas possible! C’est quoi ce délire! Marie, réveille-toi! Non!

Réalisant que ses manœuvres désespérées n’amélioraient en rien l’état de Marie, Jack la saisit alors dans ses bras et alla la déposer sur le siège arrière, dont la portière était déjà ouverte. Puis, après avoir vérifié que son téléphone portable n’avait toujours pas de réseau, il s’installa derrière le volant, la respiration haletante, et démarra promptement vers l’hôpital, qui se trouvait à proximité.

Tout en roulant à vive allure dans les rues de Winslow, le conducteur mit en marche de son doigt tremblant ses feux de détresse. Lorsqu’il arriva derrière une petite voiture économique rouge qui suivait les limites de vitesse, Jack écrasa l’accélérateur et la doubla en pressant sur le klaxon pour l’avertir.

Il était presque à mi-chemin, quand tout à coup, le faisant sursauter au plus haut point, il remarqua dans son rétroviseur Marie, le visage d’une pâleur étonnante, se redresser d’un seul coup. Et avant même qu’il ne puisse ralentir ou prononcer le moindre mot, celle-ci se jeta sur lui en tentant de le mordre. Instinctivement, Jack se retourna pour l’empêcher de l’atteindre.

Inévitablement, son camion bifurqua aussitôt sur la gauche et entra violemment en collision avec un VUS bleu stationné sur le bord de la route. Jack alla aussitôt se river brutalement le côté contre son volant tandis Marie vola entre le siège du conducteur et celui du passager pour aller traverser brutalement le pare-brise. Elle termina finalement sa course mortelle sur le capot froissé.

Lorsque le pauvre Jack reprit enfin son souffle, il leva les yeux vers le corps inerte de sa femme devant. Il resta un bon moment ainsi, immobile, tentant de comprendre ce qui venait de se produire.

Alors qu’il s’apprêtait à ouvrir sa portière, la tête de Marie se releva d’un coup sec. Et avant même qu’il ne puisse réagir, celle-ci, le visage complètement lacéré,  se retourna vers son époux en le fixant d’un regard démoniaque avant de se précipiter à nouveau vers l’intérieur du véhicule. Lorsqu’elle se jeta sur Jack, celui-ci essaya tant bien que mal de la tenir à distance. Tout comme le vieillard décomposé, la nouvelle zombie tenta de le mordre comme une vraie hystérique.

– Marie, arrête! hurla-t-il, sans succès. Stop! Arrête-toi! Marie, je t’en prie! Arrête merde!

Tout en luttant, Jack glissa entre les deux sièges. Le dos arqué contre l’appui-bras, il se retrouva ainsi prisonnier sous la démone, qui poussait maintenant d’horribles grognements. Pris au piège, le pauvre regarda autour pour trouver quelque chose afin de se défendre. Il remarqua alors un tournevis qui avait chuté sur le tapis, près d’une portière arrière. Jugeant qu’il était à portée, il agrippa le front ensanglanté de son assaillante d’une main en utilisant les cheveux comme poigne et dirigea son autre vers l’outil pointu. Cependant, à son grand regret, compte tenu de sa position inconfortable, l’outil s’avéra plus loin que prévu. Il tenta alors de se déplacer pour l’atteindre, sans toutefois accorder de chance à la morte-vivante.

Celle-ci, qui dégoulinait de bave et de sang sur le visage de sa proie, en profita tout de même pour se frayer un chemin. Malheureusement, même s’il se rendait bien compte que Marie se rapprochait de plus en plus, la position dans la laquelle il se trouvait l’empêchait d’utiliser ses deux bras pour la repousser sans risquer une morsure. Et celui qui la retenait commençait peu à peu à manquer de force. Sa seule chance maintenant était d’attraper son arme improvisée.

Sentant qu’il n’allait pas pouvoir la maintenir à distance encore longtemps, il étira le plus loin possible sa main libre vers la poignée. Il poussa également avec ses pieds sur le tableau de bord pour s’aider. Il laissa même échapper un hurlement pour appuyer son effort. Il y était presque. Ses doigts arrivaient à y toucher. Plus qu’un centimètre.

– Allez, merde! se dit-il. Allez!

Tout en se concentrant sur son arme, il délaissa légèrement Marie, qui quant à elle se rapprochait de plus en plus. Ses dents qui se refermaient sans cesse dans le vide étaient maintenant à un cheveu de son cou. Elle se démena comme une vraie cinglée pour atteindre son but.

C’est alors qu’au dernier instant, Jack réussit enfin à agripper le tournevis. Sans réfléchir, il ramena celui-ci à toute allure et l’enfonça juste au-dessus de sa poigne, soit en plein centre de la tête de sa femme. Dès que la pointe pénétra son cerveau, Marie s’immobilisa d’un coup et devint complètement inerte.

Jack, à bout de souffle, poussa aussitôt un long soupir, qui se transforma bientôt en une plainte d’effroi. Il resta ainsi quelques secondes, complètement abasourdi. Puis, après un moment, il poussa sur le cadavre de sa bien-aimée afin de se libérer et se glissa à l’arrière du véhicule.

Une fois qu’il eut réussi à atteindre la banquette arrière, le pauvre homme sous le choc s’immobilisa tout fixant le cadavre de sa femme, totalement dépassé par les évènements.

– Ah, Seigneur! Aahhh! Seigneur! Aahhh! Marie! Seigneur, non! Mais ça rime à quoi cette merde!

Au même instant, la portière à sa droite s’ouvrit d’un coup. Spontanément, Jack attrapa son tournevis, qui était encore incrusté dans la tête de Marie, avant de se tourner vers celui qui venait de faire son entrée en scène.

Le conducteur de la petite voiture rouge que le barbu avait doublé plus tôt fut alors des plus abasourdis devant cet horrible spectacle. Il se figea sur le coup, dévisageant Jack couvert de sang qui pointait agressivement un tournevis dans sa direction.

Les deux hommes se fixèrent ainsi un bon moment, se questionnant l’un comme l’autre sur leurs intentions. Près d’une vingtaine de secondes plus tard, Jack, réalisant que le pauvre garçon n’était pas une menace, s’apprêta à ouvrir la bouche quand tout à coup, les surprenant tous deux, un autre silhouette se jeta sur le nouveau venu en le plaquant durement au sol. En entendant les cris qui suivirent, le barbu comprit que trop bien ce qui venait de se passer.

Sans réfléchir, il descendit du véhicule pour aller lui prêter main-forte. En posant les pieds au sol, il s’approcha en douce de la chose aux cheveux bruns échevelés, qui était maintenant grimpée sur le jeune conducteur, déjà en piteux état.

– Hé, lâche-le! l’interpela-t-il en élevant son tournevis.

Sur ces mots, la créature se tourna vers lui, dévoilant encore une fois un terrifiant visage en décomposition, sur lequel des vers blancs se trémoussaient.
Devant un spectacle aussi affreux, Jack se recula instinctivement de quelque pas. Au même moment, d’autres cris retentirent autour de lui. Ce dernier leva alors les yeux et fut des plus stupéfiés d’apercevoir une dizaine d’autres zombies, tous aussi hideux, arriver à toute vitesse pour s’attaquer à d’autres passants, immobilisés depuis l’accident. Il fut alors tellement dépassé par cette scène qu’il en échappa même son outil pointu.

– Nom d’un chien! Ce n’est pas vrai!

Mais alors qu’il restait planté là, au beau milieu de la rue, l’un des cadavres animés à proximité sur sa gauche, se mit à courir dans sa direction. En l’apercevant du coin de l’œil, Jack reprit heureusement ses esprits et s’enfuit en sens inverse. Toutefois, malgré l’état dégénératif de son corps, son poursuivant s’avérait d’une rapidité étonnante. Voyant que ce dernier allait bientôt le rattraper, le quadragénaire inspecta autour de lui afin de trouver un endroit où se mettre à l’abri. Dès qu’il remarqua l’église de la ville à proximité, il s’enligna vers celle-ci en courant le plus vite qu’il put. Sans se retourner, il grimpa l’escalier de pierre vers la porte d’entrée. À son grand soulagement, cette dernière ne fut pas verrouillée et il réussit ainsi à se glisser à l’intérieur sans se sentir agrippé par la chose.
Dès qu’il traversa le seuil, il referma la porte et engagea le verrou. Puis, il plaqua son épaule sur celle-ci pour la retenir au cas où le loquet ne serait pas suffisant. Mais à sa grande surprise, rien ne semblait vouloir entrer.

Il resta tout de même ainsi un bon moment, tentant de reprendre son souffle et surtout ses esprits. Après quelques minutes, qui lui parurent des heures, Jack se risqua enfin à quitter sa position pour tenter d’observer par un carreau. Il fut alors très surpris d’apercevoir son dernier agresseur encore au bas des marches. Celui-ci tentait toujours de s’approcher désespérément, mais sans succès, comme si un mur invisible l’empêchait d’avancer.

Après un certain temps à observer cet étrange manège, Jack en vint à la conclusion que le zombie n’avait pas accès au terrain de l’église, ce qui lui donna encore plus de frissons.

– Mais qu’est-ce qui se passe ici, bordel de merde?!

Retrouvez Jack dans L’assaut du Mal, tome 1; Sadman, le sorcier.

*Illustration: Claudie Bouffard

Sylvain Bouffard Écrit par :

2 Comments

  1. Jean-Raphaël Tremblay
    14 décembre 2017
    Reply

    J’ai bien n’aimé ton histoire et je vien juste d’acheter le tome 1 j’ai hâte de le lire.

    • 27 décembre 2017
      Reply

      Je suis très content que mon histoire t’aie plu. N’hésite pas à me donner tes commentaires sur mon livre

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